lundi, 05 mars 2012

L'atelier dessin des Petits Frères des Pauvres

...au corso de Bormes les Mimosas du vendredi 24 au 29 février 2012. Douze personnes très âgées participant toute l'année à l'atelier dessin de la campagne Le Manier sont parties accompagnées par 6 bénévoles, dans la maison de vacances ''Notre Dame du Gaou'' à Bormes-les-Mimosas.

 

les artistes en action à Bormes-les-Mimosas ©pfP
Personnes âgées en train de dessiner et peindre
© pfP

Atelier dessin des petis frères des Pauvres

Le programme était alléchant
Nous partirons sur le chemin des mimosas qui recèlent 60 espèces différentes, aux grappes généreuses qui exhalent parfums doux et enivrants, et montrent longues écharpes de "boutons d'or". Le Parc Gonzalez sera investi pour dessiner les espèces du Jardin Botanique à végétation australienne.
Nous croquerons le Fort de Brégançon qui côtoie les propriétés des familles royales du Luxembourg et de Belgique, résidence officielle des Présidents de la République.
Tradition qui colore l'hiver et préfigure le printemps, nous pourrons suivre le Corso fleuri de Bormes-les-Mimosas, défilé d'une douzaine de chars magnifiquement décorés de fleurs fraîches et de mimosas, rythmé par des fanfares qui se clôture par une bataille de fleurs.

Le résultat a été à la hauteur des prévisions et surtout plein de chaleur humaine. Ce séjour de vacances à thème préfigurait  les prochains séjours plus longs et aux destinations plus lointaines qui dérouleront à partir du mois de juin.

Une lycéenne "accuse"... la façon dont notre société traite nos "Aînés"!

Le 15e concours de plaidoiries des lycéens, au Mémorial de Caen, a récompensé Alma Adilon-Lonardoni, du Lycée Champagnat de Saint-Symphorien-sur-Coise avec sa plaidoirie intitulée « Il fait si bon vieillir... » qui alerte de façon juste, sincère et émouvante sur la condition des personnes âgées en "maison de retraite".

Concours de plaidoiries des lycéens pour les droits de l'homme

Ce vendredi 27 janvier 2012, 14 équipes de lycéens, venues de toute la France, des DOM et d'un lycée du Maroc, ont défendu des cas réels d'atteinte aux droits de l'Homme. Devant près de 3 000 personnes, toute la journée, les candidats ont abordé les injustices qui les ont sensibilisés. Les 14 meilleures équipes, finalistes régionales, ont eu dix minutes pour convaincre le jury. Le jury était présidé par Lilian Thuram, l'ancien footballeur et président de la fondation « Education contre le racisme ».

De sa voix toute jeune et touchante, Alma raconte le quotidien ici et maintenant de vieilles personnes hébergées en EHPAD (Etablissements pour personnes âgées dépendantes). Elle accuse la société par des images choc (les prothèses oubliées de la dame décédée à côté de ses voisines "qui ont perdu la tête"...). Elle appuie sur les moyens qui manquent, sur le président qui avait promis une réforme et n'a pas tenu ses engagements. La plaidoirie souligne cette société qui a peur de vieillir et qui relègue ses anciens, ses vieux aux oubliettes, en les cloîtrant autoritairement, bafouant leurs droits... au pays des droits de l'homme. "Ils n'ont plus rien à nous apporter ?" s'interroge-t-elle. Pourtant "de nous à eux, il n'y a qu'une figure, l'être humain".

Elle ne veut pas généraliser mais demande une hausse réelle du nombre de personnel, des services pour améliorer le confort, des lieux d'accueil solidaires et fraternels

"Je demande la dignité !" conclut-elle. Bravo et un grand merci à Mademoiselle Alma Adilon-Lonardoni !

Jean-Jacques Pujo | Accompagnant bénévole à la Frat de Toulouse

dimanche, 13 novembre 2011

Pour les fêtes de fin d'année, les petits frères des Pauvres recherchent des bénévoles dans toute la France

 

Quand engagement solidaire rime avec esprit de Noël.

 

Les petits frères des Pauvres se mobilisent en cette fin d'année 2011 pour que Noël soit un moment chaleureux pour tous.
Fêter Noël avec les petits frères des Pauvres c'est accompagner, échanger et partager avec ceux qui en ont le plus besoin. C'est offrir un cadeau qui n'a pas de prix : un peu de temps pour aider les personnes âgées à se sentir moins seules...

 

 

Réveillon de Noël avec les petits frères des Pauvres ©S. Patry
© S. Patry

 

Devenez bénévole auprès de personnes âgées à Noël

>> Ne laissez pas la solitude s'installer à Noël, devenez bénévole, vous pouvez vous inscrire en ligne : bénévolat Noël ou téléphoner au 0 825 833 822 (0.15 € mn)

 

Alors que la solitude a été décrétée "Grande cause nationale", Noël apparaît plus que jamais comme la période où la solitude et l'isolement sont plus gravement ressentis par les personnes âgées. Particulièrement impliqués en cette période de Noël, les bénévoles des petits frères des Pauvres accompagnent les plus démunis afin de partager avec eux des moments de joie et de convivialité.

 

Autour d'un repas de Noël ou lors d'une visite à domicile, les 24 et 25 décembre, les petits frères des Pauvres s'attachent à recréer une atmosphère chaleureuse qui permet aux personnes accompagnées de rompre leur isolement.

 

Cette année encore, les petits frères des Pauvres recherchent donc activement des bénévoles pour renforcer leur action et :

 

  • aider à la préparation, et participer à un repas collectif de Noël (les 24 et 25 décembre) ;
  • conduire les invités aux repas de Noël collectifs et les raccompagner ensuite à leur domicile ;
  • rendre visite et/ou partager un repas au domicile d'une personne âgée qui ne peut ou ne souhaite pas sortir les 24 ou 25 décembre.

 

Parents, enfants, jeunes et moins jeunes, les volontaires peuvent aussi se mobiliser en famille ou entre amis pour décider de partager ce moment avec les plus isolés. En 2010, plus de 5 700 bénévoles ont donné de leur temps et près de 17 000 personnes (soit 15 % de plus qu'en 2009) ont, elles aussi, profité de la chaleur de Noël. Des chiffres encourageants qui ne font malheureusement pas oublier l'urgence de la situation. Aujourd'hui, 16% des plus de 60 ans sont en situation d'isolement objectif, un pourcentage qui monte à 25 % pour les plus de 75 ans en perte d'autonomie (Source : Fondation de France).

 

Une mobilisation et des actions au quotidien

 

Les actions de Noël s'inscrivent dans l'engagement quotidien des petits frères des Pauvres. Ils sont aujourd'hui 9 000 bénévoles à être impliqués et engagés auprès des personnes âgées en difficulté dès 50 ans.Grâce à leur réseau, aux équipes sur le terrain et à la générosité du public, les petits frères des Pauvres œuvrent chaque jour pour accompagner ceux qui souffrent d'isolement et qui ont de faibles ressources, en créant avec eux une relation de personne à personne, dans la confiance et la durée. À travers leur projet associatif « Avec les plus pauvres, vivre la fraternité », les petits frères des Pauvres s'engagent à soutenir des citoyens qui veulent, en équipe, recréer du lien dans leur quartier, ville ou village avec les personnes âgées seules, en grande précarité ou gravement malades.

vendredi, 19 août 2011

La Ministre Roselyne Bachelot en visite dans une maison de vacances pour personnes âgées isolées

http://www.petitsfreres.asso.fr/mediastore/1/43334_1_FR_300_200.jpg



podcast


Roselyne Bachelot de passage le 3 août à Damgan (56), a visité la maison de vacances des petits frères des Pauvres et s'est exprimée devant les journalistes présents.

Ecoutez l'intégralité de l'interview de Roselyne Bachelot donnée à Radio Sainte Anne (MP3 5,2 Mo). La ministre des solidarités y aborde le débat sur la dépendance ainsi que son engagement vis-à-vis de la contribution des petits frères des Pauvres.

Actualités

podcast
http://www.petitsfreres.asso.fr/mediastore/fckEditor/image/teaser_vacances.jpg

lundi, 20 juin 2011

Le marché du vieillissement, une chance pour la France ?

Intervention d’Hervé Juvin à l’Assemblée nationale, le 17 janvier 2011 pour Carrefour des Aînés.

Hervé Juvin intervenait sur l’invitation de Philippe Vitel, député du Var, Président de l’association Carrefour des Aînés – dont Hervé Juvin est vice-Président. A la tribune, il succédait à Françoise Forette, gérontologue, et à Valérie Rosso-Debord, députée.

Introduction

Le sujet est immense ; il désigne une révolution de la condition humaine, dont à vrai dire nous ne savons rien. Rien de sa pérennité, rien de ses effets, rien de ses enjeux réels. Nous pouvons le résumer d’un mot, et d’une image. L’homme ne sait plus s’il est fait pour mourir, il croit qu’il n’est pas fait pour vieillir. La pyramide des âges, dont on nous a tant enseigné les contours, n’existe plus ; c’est d’un tunnel des âges dont il faut parler qui conduit 80 % d’une population aux abords de 80 ans. Nous ne mourons plus à tout âge ; nous mourrons après une vie passée toute entière à en profiter, et nous mourrons hors de la vue des nôtres et de nous-mêmes, de sorte que tout doucement la mort disparaît de nos vies.

L’inconnu fait peur ; aucune civilisation n’a connu en vie autant d’hommes incapables de se reproduire et peut-être de se défendre. Mais la peur nous cache cette réalité heureuse ; le cadeau d’un siècle de fer et de sang, le XXè siècle, c’est une vie en plus. Nous vivons pratiquement une vie de plus que nos ancêtres d’il y a seulement cent cinquante ans, avant la pénicilline, avant l’exclusion de la guerre des relations internationales, avant la disparition de la famine.

L’inconnu fait peur, et la peur conseille mal ; raison de plus pour chercher à mettre un peu de clarté dans un sujet qui prospère si souvent dans le non-dit, l’à peu près et l’incertain.

1 – Le marché, quel marché ?

Le marché du vieillissement, ou des seniors, ou du grand âge, quelque soit le nom qui lui est donné, semble neuf. D’où l’idée que tout est à faire, d’où l’idée aussi que les tendances actuelles, récentes, accidentelles, justifient des efforts d’importance, des institutions et des prélèvements – en France, du moins.

La réalité est différente. On ne découvre pas le sujet qui se déploie avec la force mais aussi la lenteur des évolutions démographiques. Que ce soit par les entreprises, par les acteurs publics, les collectivités territoriales, les sociétés d’assurance, ou simplement les familles, la prise en charge du grand âge est une réalité obligée, et depuis longtemps. Les familles d’abord, les sociétés d’assurance ensuite, les collectivités locales aussi, le connaissent bien.

Le fait nouveau est d’abord le nombre des plus de soixante ans dans la société française, dans les sociétés européennes ; c’est ensuite la transformation de la société par et pour ceux qui sont en voie de constituer la majorité ; c’est enfin la valorisation d’un marché des seniors, non par défaut ou par imitation, mais en lui-même.

A voir ce qui est proposé, offert, distribué, annoncé, non seulement le marché des seniors existe, mais beaucoup l’ont rencontré !

Il n’est à peu près aucun secteur de la vie économique qui n’échappe à la révolution de l’âge. Services à la personne, tourisme, appareils ménagers, automobiles, instrumentation diverse, aménagement de la maison, mobilier, … il serait plus court de citer les secteurs qui ne sont pas touchés, et dans lesquels le vieillissement ne change pas le marché. Le marché du vieillissement va bien au-delà des articles et services « pour personnes âgées ». C’est déjà parti.

Les gérontotechniques explosent. Téléphone avec affichage des conversations pour malentendants, voitures avec surveillance du conducteur, signalisation plus visible, ascenseurs intérieurs, lits médicalisés, etc.

Les gérontoservices remodèlent le continent des services, en s’adaptant à une population qui se déplace moins ou pas, pour laquelle le domicile devient une frontière, pour laquelle la proximité commence à la pièce à côté et la relation au coup de téléphone ou à la visite hebdomadaire.

Il y a à s’inspirer des meilleures pratiques. Il y a à adopter des principes ;

Le premier principe est celui de la labellisation ; tel produit, tel service, est amical au vieillissement, ou pas ! Une autorité indépendante doit examiner, tester, vérifier, et décerner ou non un label, dans lequel les conditions financières seront déterminantes.

Le second principe est l’affichage universel des prix. C’est la condition pour sortir de l’assistance inconditionnelle ; pharmacie, médecine, hôpital, services divers, le prix doit être affiché est visible, pour que ceux qui bénéficient de la solidarité nationale ou de la mutualité des assurés le voient. Celui qui paie commande et doit se faire connaître.

Un troisième principe, en rupture avec l’ordre médico-social, est le respect des choix individuels et des modes de vie individuel. Quelqu’un qui a été respecté toute sa vie mérite d’échapper à la promiscuité de l’hôpital ou de la maison de retraite. La dignité humaine réside dans le respect des préférences, qu’elles soient communautaires, religieuses, d’origine ou de mœurs. Dans le respect des affinités, des choix de vie, des communautés, nous avons à apprendre, par exemple des maisons de retraite belges.

Un Quatrième principe est celui de la mutualité. Il y a beaucoup à réfléchir à des formes d’entreprises indépendantes du court termisme et de la pression de l’actionnaire. Le domaine du vieillissement devrait être celui de la coopération, du PPP, etc. Attention au développement de l’entreprise société par actions ! Le bonheur de l’actionnaire et celui du retraité ne vont pas ensemble. Quelques-unes des plus récentes et plus rapides fortunes de France qui se sont constituées dans le secteur posent question…

http://juvin2012.com/dependance